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Les interventions de réassignation de Femme vers Homme (ou FtM)

Mastectomies - hystérectomie - ovariectomie

Habituellement pratiquées au cours de la même anesthésie générale, par une double équipe chirurgicale, ces trois gestes sont irréversibles.

 

La mastectomie consiste à enlever les glandes mammaires et à donner au thorax un aspect masculin.  Elle est réalisée par les chirurgiens plasticiens.

L’hystérectomie-ovariectomie  consiste à enlever l’utérus avec les ovaires et les trompes. Elle est réalisée par cœlioscopie par les chirurgiens urologues ou les chirurgiens viscéraux

Avant l’intervention

Consultations avec le chirurgien plasticien (qui réalise la mastectomie).

Consultation avec le chirurgien urologue (qui réalise l’hystérectomie-annexectomie).

  • Consultation d’anesthésie.
  • Bilan sénologique (mammographies).
  • Photographies médicales.
  • Prescription d’un vêtement de contention afin de faciliter la rétraction de la peau du thorax.
  • Prescription de chaussettes anti-thromboses.
  • Arrêt strict et obligatoire du tabac pendant 2 mois avant et 1 mois après l’intervention, pour réduire le risque de nécrose de la peau thoracique et des aréoles, qui est très important en cas de tabagisme.
  • Arrêt de la prise d’aspirine, d’anti-inflammatoires, ou d’anticoagulants oraux dans les 15 jours qui précèdent l’intervention, afin de réduire le risque de saignement pendant la chirurgie.

L’intervention

L’intervention est pratiquée sous anesthésie générale et dure au total environ 2 à 3 h.

1. Mastectomie bilatérale

L’objectif de cette intervention est de retirer la glande mammaire de chaque coté. La résection cutanée est réalisée dans le but de masculiniser le thorax tout en réduisant au maximum la taille et surtout le caractère visible des cicatrices.

Les différents types de cicatrices dépendent de la technique utilisée et peuvent être :

- Périaréolaire (autour de l’aréole)
- Périaréolaire avec cicatrice externe horizontale
- Périaréolaire avec cicatrice horizontale à la jonction du thorax et de l’abdomen
- Périaréolaire avec cicatrice horizontale transversale

Il est parfois nécessaire de réaliser une greffe de l’aréole.

2. Hystérectomie / Annexectomie coelioscopique

L’intervention consiste à lier les vaisseaux utérins et ovariens, puis à enlever l’utérus et les ovaires. Facultative, la vaginectomie est réalisée dans un deuxième temps, lors de l’éventuelle phallopoïèse.

L’intervention se déroule sous cœlioscopie, c’est à dire par 3 ou 4 petits orifices, ce qui évite les grandes cicatrices. L’utérus, les ovaires et une partie du vagin seront retirés par voie vaginale. En cas de contre-indications ou cas de problème pendant l’opération, l’intervention est réalisée par voie abdominale (ou voie haute), c’est à dire qu’il existera une cicatrice visible au niveau du ventre.

Après l’intervention

L’hospitalisation dure entre 2 et 4  jours.

 

Le traitement préventif des thromboses veineuses fait appel aux anticoagulants et aux dispositifs de compression et à la mobilisation précoce : mise place d’un dispositif de compression pneumatique intermittente pendant l’intervention et pendant la durée de l’alitement, traitement anticoagulant, port de chaussettes anti-thromboses.

 

Concernant la mastectomie :

  • Le pansement compressif est enlevé après 2 jours, il est remplacé par un pansement léger, et le vêtement de contention est mis en place et porté pendant 1 mois.

 

Concernant l’hystérectomie / annexectomie :

  • une sonde urinaire et un drain sont parfois mis en place pour quelques jours.
  • une mèche (tissu de drainage) ou un drain (tuyau) en silicone sont parfois laissés dans le vagin pour 2 ou 3 jours.

 

L’arrêt de travail est de 10 à 15 jours.

 

La période d’arrêt des activités sportives est de 2 mois environ.

Risques

Parmi les complications possibles spécifiques de l’hystérectomie / annexectomie :

  • Apparition de bouffées de chaleurs qui disparaitront lorsque le traitement hormonal par androgènes sera repris (2 à 3 semaines après la chirurgie), impossibilité de grossesse, et disparition des règles si le traitement hormonal ne les avait pas arrêtées avant.
  • Les saignements après la chirurgie sont très fréquents. Ils nécessitent rarement des transfusions (moins de 5 % des cas), voire une nouvelle intervention.
  • Une infection (abcès) de la zone opérée peut survenir, nécessitant le plus souvent de simples soins locaux et des antibiotiques.
  • Lésions d’organes voisins de l’utérus (très rare).
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